12 Septembre 2013
Des pas sur le sable, un homme revient ...
Il rêve ignorant ces maisons délabrées,
Il fait revivre les scènes, il se souvient …
Il sourit mais rien ne sera comme avant.
Le chant de l’enclume s’est tu comme le train,
Le forgeron est parti, la flamme s’est éteinte.
Le souffle du vent est l’unique complainte.
Le village est mort sans éclat ni clameur,
Comme les sables mouvants, le passé est englouti.
Dans ce monde meurtri, ce paradis détruit ...
on referme sur lui le linceul de l’oubli.
Quel est donc ce pays aux confins des ombres
Où pleurent les anciens effleurant les décombres ?
Un seul homme écoute les pierres et leur ultime secret
Dans le village d’Ahouli, seul le gardien possède les clés.